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Interupteur à commande optique
Ce mini-projet à été réalisé
en 2000 en binôme (S. FRIANT et moi-même) durant nôtre
deuxiéme année du cycle ingénieur à
l'ESEO. Ce mini-projet entre dans le cadre des mini-projet de micro-processeur.
Voici le plan du rapport de mini-projet contenu dans cette page
:
I - Présentation
Objectifs
Cahier des Charges
II - Fonctionnement
de l'Interrupteur
Détection de l'éclairage ambiant
et de la commande optique
Le microProcesseur
La partie "puissance"
Le programme
III - Industrialisation
Schéma électronique
Implantation des composants
La programmation du PIC
IV - Maintenance
Vérification du bon fonctionnement du
PIC
Vérification de la mesure de l'éclairage
Vérification du signal de commande
V - Conclusion
I - Présentation
Objectifs
L'objectif de ce mini-projet était de développer un dispositif
de commutation de l'allumage et de l'extinction d'une source lumineuse
de puissance à partir d'un message optique de commande. Ce système
devait être conçu à base de microprocesseur.
Cahier des Charges
Le cahier des charges étant déjà rédigé, nous rappellerons brièvement
ici les différentes fonctions matérielles et logicielles qu'il comportait.
Fonctions Matérielles
Voici les 5 points issus du Cahier des Charges :
- Assurer l'exécution du programme de gestion du système à l'aide
un PIC.
- Génération d'un signal de commande : 240 V alternatif pendant
500 ms.
- Détection de l'éclairage ambiant.
- Détection de la commande optique : signal lumineux issu d'un
véhicule.
- Système alimenté en 4,5 V, soit 3 accumulateurs de 1.5V continu.
Fonctions logicielles
La fonction du logiciel à développer pour l'interrupteur est de
pouvoir détecter une commande optique constituée de deux impulsions
lumineuses perceptibles lorsque la luminosité ambiante est comparable
à celle du 21 décembre entre 18h00 et 8h00 et de générer un signal
permettant l'envoi de la commande précisée dans les fonctions matérielles
ci-dessus.
Contraintes
Ce projet devra être réalisé en 6 semaines et compris dans un module
de mini-projet de 6 * 4h. Un prototype doit être fourni à l'issue
de ces 6 semaines, ainsi que la documentation de ce système.
II - Fonctionnement
de l'Interrupteur
Détection de l'éclairage ambiant
et de la commande optique
La fonction de détection de l'éclairage ambiant et la détection
de la commande optique ont été réalisées à partir d'un seul et unique
dispositif de détection de la lumière. On utilise pour cela une
photodiode montée en inverse dans un filtre RC dont on contrôle
la charge et la décharge de la capacité. Le rôle de la photodiode
est de laisser passer plus ou moins de courant (en inverse) en fonction
de l'éclairement. On mesure alors le temps de charge de la capacité
qui dépend donc de l'éclairement de la photodiode.
Le schéma suivant montre le dispositif de détection de la lumière
:

Pour démarrer une mesure, on fait passer la sortie du PIC à l'état
haut (+Vcc). La mesure de la charge de la capacité est effectuée
à l'aide d'une entrée logique du PIC. Pour décharger la capacité,
on fait passer la sortie du PIC à l'état bas (GND) et la capacité
se décharge rapidement dans le PIC.
Remarque : La constante de temps RC à été calculée de façon à
ce que l'entrée du PIC ne passe pas à l'état haut au bout de 50
ms lorsque la photodiode est dans l'obscurité.
Le microProcesseur
La partie microProcesseur a pour but d'assurer le fonctionnement
du système. Le type de microProcesseur nous était imposé, à savoir,
un PIC. Nous avons choisi d'utiliser un PIC16F84 puisqu'il possède
un compteur interne et permet de gérer une interruption de dépassement
de ce compteur. Ce microProcesseur est cadencé à 4 MHz et le compteur
interne s'incrémente toutes les 256 µs. Le microProcesseur est utiliser
pour lancer périodiquement une mesure d'éclairement. Cette mesure
est ensuite comparée à la mesure précédente ce qui permet de détecter
de brusques changements d'éclairement. Dès que deux impulsions lumineuses
successives sont détectées, le microProcesseur est chargé d'ouvrir
le circuit de puissance et d'allumer la led de contrôle pendant
500 ms.
La partie "puissance"
Le rôle de la partie puissance de la carte électronique est de
générer un train d'impulsion de 240 V AC. Pour des questions de
perturbations électriques sur le secteur, il nous était demandé
de générer une commande constituée de périodes entières de sinusoïdes.
Nous avons choisi d'utiliser un triac couplé avec un optotriac pour
réaliser cette fonction. Le schéma suivant montre la partie puissance
de la carte :

Cette partie puissance est pilotée par le microprocesseur qui autorise
ou non le passage de courant dans le TRIAC.
Le programme
Ce programme a pour objectif, une fois implanté dans le pic, de
générer une commande à chaque fois que le dispositif détecte deux
impulsions de lumière (issues d'un appel de phares par exemple).
Ce programme a été écrit en langage C pour un PIC. Le programme
est constitué de deux parties :
- Mesurer l'éclairement
- Créer le signal de commande transmis à la partie puissance
La mesure de l'éclairement
La partie du programme permettant de mesurer l'éclairement est
basée sur une mesure de temps. On utilise alors le compteur interne
de 8 bits du PIC dont la période a été définie à sa valeur maximale,
soit 256 µs. Ce compteur ne permettant pas de mesurer un temps supérieur
à 66 ms., nous avons donc géré un compteur supplémentaire de 8 bits
s'incrémentant lorsque le compteur interne dépasse sa capacité.
Ceci permet alors de mesurer des temps pouvant aller jusqu'à 17
s. La mesure de l'éclairement est la fonction de base du microprocesseur
puisqu'il est chargé de mesurer continuellement l'éclairement. Un
cycle de mesure dure environ 80 ms, dont 66 ms sont utilisées au
maximum pour mesurer la charge de la capacité permettant la mesure
de l'éclairement comme il est expliqué dans la partie détection
de l'éclairage à la page précédente et le reste du cycle pour décharger
la capacité et gérer le signal de commande, ce qui constitue la
seconde partie du programme.
La création du signal de commande transmis à la partie puissance
La partie du programme permettant la création du signal de commande
se base sur la comparaison de deux mesures d'éclairement successives.
Cette comparaison permet à l'aide d'expressions conditionnelles,
de détecter les brusques changements d'éclairement. Cette partie
du programme est alors chargée de mémoriser les augmentations brutales
d'éclairement, appelées par la suite fronts montants, et les brutales
diminutions de l'éclairement appelées par analogie fronts descendants.
Dès que le programme détecte deux impulsions lumineuses, soit la
séquence suivante : un front montant, suivi d'un front descendant,
suivi d'un front montant et terminé par un front descendant, et
que la durée de cette séquence est inférieure à 2 secondes, il est
chargé de générer un signal de commande de la partie puissance.
III - Industrialisation
Schéma électronique
Le schéma électronique de la carte est donné en annexe. Le fichier
au format Orcad Express est disponible dans le répertoire suivant
: TINOROSSI\OrcadI2\Interrupteur\
Implantation des composants
Le schéma d'implantation des composants de la carte est donné
en annexe avec le typon. Le fichier au format Orcad Layout est disponible
dans le répertoire suivant : TINOROSSI\OrcadI2\Interrupteur\
La programmation du PIC
La programmation du PIC a été effectuée à partir du programme
réalisé en C en utilisant le compilateur C du logiciel MPLAB. L'implantation
du programme dans le PIC a été effectuée avec le même logiciel en
utilisant un programmateur de PIC. Le programme C est disponible
dans le répertoire suivant : TINOROSSI\OrcadI2\Interrupteur\
IV - Maintenance
Vérification du bon fonctionnement du
PIC
Alimentation
Pour vérifier l'alimentation, il suffit de mesurer la DDP entre
le plan de masse de la carte et la PIN 12 du PIC directement reliée
à l'alimentation. On devrait ainsi mesurer +4.5V.
Signal d'horloge
Pour vérifier le fonctionnement de l'horloge du microprocesseur,
il faut visualiser à l'oscilloscope la ddp entre la masse et la
PIN 15 du PIC. Le signal mesuré doit être un signal sinusoïdal de
fréquence 4 MHz.
Signal _MCLEAR
Pour que le PIC fonctionne, il faut que la PIN _MCLEAR (soit la
PIN 4) soit à l'état haut. On peut donc vérifier ceci en mesurant
la ddp entre la masse et la PIN 4.
Vérification de la mesure de l'éclairage
Lorsque le système fonctionne, le microprocesseur se charge d'effectuer
une douzaine de mesures par seconde. Pour cela, il met à l'état
haut sa sortie 1 à l'instant t0, attend que son entrée 2 passe à
l'état haut, puis attend le temps t0 + 80 ms avant de recommencer
une mesure. Ainsi, le signal visualisé sur la PIN 1 du PIC est un
signal carré modulé en largeur d'impulsion, largeur qui dépend de
l'éclairement.
Vérification du signal de commande
Pour s'assurer que le signal de commande est bien envoyé, il faut
mesurer la tension présente sur la prise secteur femelle présente
sur le coté de la carte. Il faut bien sur que la carte soit branchée
sur le secteur. La led verte présente sur la carte permet aussi
de vérifier que le signal de commande est bien transmis. Bien qu'elle
soit commandée par une sortie différente de celle qui commande l'interface
de puissance, le programme est prévu pour que la led s'allume si
le signal de commande est envoyé.
V - Conclusion
La conception d'un petit système à base de microProcesseur a été
relativement intéressante. Ce mini projet nous a permis de réaliser
entièrement et pour la première fois, une carte électronique ainsi
que de développer le programme de gestion de la carte.
Nous sommes cependant déçus par la pauvreté du contenu du sujet
qui nous a été imposé. En effet, ce sujet n'a pas fait appel aux
connaissances acquises en I1 en cours de microProcesseur. L'application
proposée était beaucoup trop simple pour en proposer la réalisation
dans un module de mini projet microprocesseur en I2. De plus, ce
mini-projet ne relève pas pour nous, du travail d'un ingénieur.
La conception de la carte électronique n'a pas nécessité de composants
externes comme de la RAM, ROM, écran, Horloge RTC et clavier, ce
qui a été le cas pour la majorité des mini projets de nos collègues.
Nous avions pourtant initialement choisi un sujet nommé " Analyseur
d'états logiques ", ou de tels composants auraient étés utiles,
mais il nous a été refusé.
Enfin, nous sommes néanmoins conscient que tous les étudiants ne
souhaitent pas réaliser un mini projet microprocesseur orienté vers
la conception Hardware. Mais pour des étudiants souhaitant poursuivre
leurs études dans ce domaine, il est quand même dommage de devoir
traiter ce genre de sujet.

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